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Dure et râpeuse, cette pénombre m'attrape de ses bras immenses, me caresse, n'ose me lâcher de peur que je m'enfuie. Ce soir, l'obscurité me ronge. L'obscurité abuse de moi. Elle me brise l'échine, elle me transforme. Je ne suis plus cet innocent espoir, comme avant. J'ai changé. L'angoisse me décime.
Ce soir, j'échoue. Ce soir, j'abandonne mon reflet. Cette nuit, je me trahis moi-même.
Ce soir, je hais les oiseaux. |